Tide Logo

Business account

Financing

Support

Company


Tide Logo


Catégories de blog
Catégories de blog
Blog Création d'Entreprise Créer une Micro-Entreprise en 2026: Guide et Démarches

Créer une Micro-Entreprise en 2026 : Guide et Démarches

17 minutes de lecture
05 Feb 2026
05 Feb 2026
17 minutes de lecture

Créer une micro-entreprise en 2026 est une façon simple de se lancer à son compte. En quelques étapes, vous pouvez démarrer votre activité, obtenir un numéro SIRET et facturer légalement. 

Mais simplicité ne veut pas dire improvisation. Coût de lancement réel, diplômes, choix fiscaux, ouverture d’un compte bancaire : certaines décisions comptent dès le départ. 

Ce guide vous accompagne pas à pas pour créer votre micro-entreprise en 2026 sans mauvaises surprises. 

Avant de se lancer : budget réel et diplômes requis pour créer sa micro-entreprise en ligne 

Avant de créer votre statut d’auto-entrepreneur, mettons trois choses au clair : ce que ça va vous coûter vraiment, si votre activité impose un prérequis (diplôme, expérience, carte pro, assurance) et si vous pouvez bénéficier d’aides en 2026. 

1. Le vrai coût de lancement d’une micro-entreprise (au-delà de la gratuité)

Créer une micro-entreprise est gratuit sur le papier, mais pas totalement sans frais dans la réalité. Vous ne payez rien pour déclarer votre activité sur le Guichet Unique de l’INPI et obtenir un numéro SIRET. 

Mais dans la pratique, certains coûts apparaissent dès que vous commencez à travailler. Mieux vaut donc les anticiper. 

Voici les frais à prévoir : 

L’assurance responsabilité civile professionnelle : obligatoire pour de nombreuses activités (BTP, droit, immobilier, transport, santé), elle est fortement conseillée dans tous les cas. À quoi sert cette assurance ? À payer à votre place si vous causez des dégâts à quelqu’un dans le cadre de votre travail. 

Concrètement, elle couvre trois grand types de risques : 

  • Les dommages corporels, si un·e client·e se blesse dans vos locaux. 

  • Les dommages matériels, si vous endommagez un bien appartenant à votre client·e. Exemple : vous faites tomber son ordinateur. 

  • Les dommages immatériels, si votre prestation entraîne une perte financière pour votre client·e. Exemple : un retard de livraison qui bloque une activité pendant plusieurs jours. 

  • Les cyberattaques, si vous ou votre client·e se fait hacker ses données (option proposée par certaines assurances RC Pro). 

→ Budget moyen : 15 à 40 € par mois, selon l’activité et les garanties.

Le compte bancaire dédié à l’activité. Il devient légalement obligatoire au-delà de 10 000 € de chiffre d’affaires pendant deux années consécutives. Mais l’ouvrir dès la création reste une bonne pratique pour séparer clairement finances pro et perso. 

Important : vous n’êtes pas tenu·e de créer un compte professionnel, un simple compte courant dédié à votre activité est parfaitement légal. En clair : vous pouvez ouvrir un second compte courant classique à votre nom, réservé aux flux liés à votre micro-entreprise. Ce dernier n’a pas besoin d’être un compte « pro » tant qu’il est strictement dédié à l’activité. En revanche, certains comptes bancaires standards n’autorisent pas les prélèvements en B2B. Cela peut poser problème si un organisme professionnel (assureur, éditeur de logiciel, etc.) souhaite vous prélever automatiquement de l’argent. 

→ Coût à prévoir : entre 10 € et 45 € par mois en moyenne, selon l’offre choisie. 

Le stage de préparation à l’installation (SPI). Bonne nouvelle : il est désormais facultatif, y compris pour les artisan·es. 

→ Économie immédiate d’environ 200 € par rapport à l’ancien régime.

Alerte arnaques : après la création de votre micro-entreprise en ligne, vous pouvez recevoir des courriers officiels factices, qui vous réclament 100 à 300 € (ex. « Info-Siret », « Registre APE », annuaires privés). Ne payez jamais. Créer sa micro-entreprise est une démarche 100 % gratuite : ces documents relèvent du démarchage et jouent sur la confusion. 

En résumé : la création d’une micro-entreprise vous coûte 0 €, mais vous devez anticiper un budget de fonctionnement minimal pour exercer sereinement et en règle.

2. Avez-vous besoin d'un diplôme pour créer votre micro-entreprise ? 

Ouvrir une auto-entreprise est ouvert presque à tout le monde. Mais selon votre métier, la loi peut imposer un diplôme, une expérience minimale, une carte professionnelle ou une déclaration spécifique avant même de commencer à facturer. 

Pour éviter un refus de dossier ou, pire, une activité exercée illégalement, voici un résumé des obligations par grand type d’activité. 

Les activités sans diplôme obligatoire 

Les activités suivantes ne nécessitent aucun diplôme pour créer votre micro-entreprise : 

  • Commerce et achat-revente : vente de produits, e-commerce, dropshipping, vente sur les marchés. 

  • Freelances du web : consultant·e, développeur·se, graphiste, rédacteur·rice, community manager, coach (hors professions réglementées). 

  • Certains services à la personne : ménage, bricolage, jardinage, soutien scolaire, livraison de repas à domicile, etc. 

À noter sur les activités de services à la personne : La déclaration de services à la personne n’est pas obligatoire pour créer votre micro-entreprise ni pour exercer ces activités. Elle permet néanmoins à vos client·es de bénéficier du crédit d’impôt d’aide à la personne et peut donc constituer un avantage commercial. Attention toutefois : certaines activités de services à la personne sont strictement réglementées et nécessitent un agrément obligatoire (liste détaillée dans le tableau plus bas). 

Les activités avec diplôme, expérience ou démarches obligatoires 

Certaines professions sont strictement encadrées, pour des raisons de sécurité ou de protection du·de la consommateur·rice. Voici les principales : 

Secteur 

Exemples d’activités

Pré-requis obligatoire

Bâtiment/Artisanat 

Électricité, plomberie, maçonnerie, menuiserie 

CAP/BEP ou 3 ans d’expérience professionnelle

Coiffure

Salon de coiffure 

Brevet Professionnel coiffure. 

Ou Brevet de Maîtrise Coiffure. 

Ou Bac pro Coiffure. 

Ou BTS métiers de la coiffure.

(CAP insuffisant, sauf pour coiffure à domicile)

Transport

VTC, taxi

Immobilier

Agent, gestion, transaction

Carte professionnelle (loi Hoguet) 

Santé/Bien-être 

Professions paramédicales réglementées : diététicien·ne, ostéopathes, psychologues, etc.

Diplômes d’État obligatoires

Services à la personne avec agrément obligatoire

Garde d’enfants de moins de 3 ans et de moins de 18 ans en situation de handicap à domicile. 

Accompagnement d’enfants de moins de 3 ans et de moins de 18 ans en situation de handicap.

Assistance aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap. 

Conduite du véhicule des personnes ayant des difficultés de mobilité.  

Agrément de service à la personne obligatoire. 

En pratique : si votre activité touche à la sécurité, à la santé ou à des publics fragiles, vérifiez toujours les obligations avant de vous inscrire.

3. Les aides en 2026 pour créer sa micro-entreprise

Selon votre situation personnelle, vous pouvez prétendre à des aides lors de la création de votre micro-entreprise, dont l’ACRE, une prime de 1 000 € ou encore la prime d’activité. 

Il existe également des dispositifs spécifiques pour accompagner les femmes entrepreneures ou encore les personnes en situation de handicap.

L’Acre

L’Acre (Aide à la création ou à la reprise d’entreprise) vous donne droit à une exonération de 50 % de cotisations sociales au démarrage. Cette aide s’applique jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant votre date de début d’activité déclarée. Ses avantages concrets ? Vous payez moitié moins de cotisations sociales pendant cette période. La date de début d’activité compte vraiment : si vous démarrez en milieu de trimestre, vous perdez une partie de la durée possible. L’idéal est donc de démarrer en début de trimestre civil (janvier, avril, juillet, octobre) pour en profiter au maximum. 

Qui peut en bénéficier (micro-entreprise) ? Vous devez être en début d’activité, ne pas avoir bénéficié de l’Acre dans les 3 dernières années et être dans l’une des situations listées par le site du Service Public (18-25 ans, moins de 30 ans sous conditions, allocataire de l’aide au retour à l’emploi, etc.) 

Voici les démarches pour y prétendre :

  • Après avoir finalisé votre inscription sur le Guichet Unique, vous récupérez le justificatif de création d’activité puis remplissez le formulaire Acre micro-entrepreneur. 

  • Vous envoyez les documents à l'Urssaf avec les justificatifs correspondant à votre situation. 

  • L’Urssaf vous répond sous 30 jours. Sans réponse dans ce délai, l’aide est considérée comme accordée. 

La prime de 1 000 €

Depuis 2023, les jeunes entrepreneur·es qui lancent leur micro-entreprise peuvent bénéficier d’une prime de 1 000 € distribuée par l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique). 

Pour la toucher, il faut remplir les conditions suivantes :

  • Avoir créé son activité depuis moins de 3 mois ou la créer dans les 12 prochains mois. 

  • Avoir demandé et obtenu un micro-crédit de l’ADIE d’un montant minimum de 1 000 €. 

  • Avoir moins de 30 ans. 

  • Remplir l’une des conditions de l’ADIE (être inscrit à une Mission Locale, être parent isolé, être demandeur d’emploi depuis plus de 12 mois, etc.) 

La prime d’activité 

La prime d’activité permet de compléter les revenus des personnes qui travaillent, y compris celles qui exercent en micro-entreprise. Elle s’adresse aux indépendant·es dont les revenus restent modestes et constitue un vrai coup de pouce de trésorerie. 

En tant que micro-entrepreneur·e, vous pouvez y être éligible sous conditions de chiffre d’affaires et de situation personnelle. Le montant n’est pas fixe : il dépend de vos revenus, de votre foyer et de votre situation familiale. 

Pour la demander, vous devez passer par le site de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales). Une fois accordée, la prime est recalculée tous les 3 mois, à partir de vos déclarations trimestrielles de revenus. 

À noter : une fois créée, pour financer votre activité en micro-entreprise, vous avez aussi la possibilité de solliciter un crédit professionnel avec Tide. Envie de voir ce que ça pourrait donner concrètement ? Réalisez votre simulation de prêt professionnel personnalisée.

Créer sa micro-entreprise étape par étape (Guichet Unique)

Depuis le 1er janvier 2023, toute création de micro-entreprise passe par un seul site officiel. Fini les centres de formalités (CFE) multiples : avec le Guichet Unique INPI, il n’y a désormais qu’une seule plateforme pour effectuer la démarche. 

À retenir absolument : la création d’une micro-entreprise est 100 % gratuite. Si un site vous demande de payer pour créer votre micro-entreprise, ce n’est pas un site officiel. 

Étape 1 : Préparation des documents pour devenir auto-entrepreneur

Avant même de vous connecter au Guichet Unique, prenez quelques minutes pour préparer vos documents. Cela évite les allers-retours et les dossiers incomplets. 

Les documents indispensables pour créer votre dossier d’auto-entrepreneur :

  • Un justificatif d’identité valide (carte nationale d’identité ou passeport). 

  • Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation : ce document atteste que vous n’avez pas fait l’objet d’une interdiction de gérer une entreprise et mentionne les nom et prénom de vos parents. 

Modèle de déclaration : 

Je soussigné·e [Nom Prénom], né·e le [Date de naissance] à [Lieu de naissance],  de [Prénoms et nom de votre père],  et de [Prénoms et nom de famille de votre mère], demeurant [Adresse postale],

Déclare

Conformément à l'article A. 123-51 du code du commerce, n'avoir été l'objet d'aucune condamnation pénale ni de sanction civile ou administrative de nature à m'interdire de gérer, administrer, diriger ou contrôler une personne morale, ou d'exercer une activité commerciale.

[Lieu de signature], le [Date du jour], [Signez ici]

  • Un justificatif de domicile : facture d’électricité, d’eau, de gaz, quittance de loyer ou attestation d’hébergement. Si vous êtes locataire : vous pouvez domicilier à votre adresse personnelle sans autorisation spécifique du propriétaire, sauf clause explicite dans le bail, le règlement de copropriété ou les règles d’urbanisme.

  • Une attestation d’information du·de la conjoint·e si vous êtes marié·e sous un régime de communauté. 

Étape 2 : Inscription sur le Guichet Unique (INPI)

Une fois vos documents prêts, place à l’inscription. Toute création officielle se fait sur un site officiel géré par l’INPI. La démarche est gratuite. 

Voici la démarche à suivre :

  • Rendez-vous sur : https://procedures.inpi.fr/?/ 

  • Créez votre compte via INPI Connect, FranceConnect ou FranceConnect+. Astuce utile : une identité numérique (FranceConnect+) facilite les futures modifications (adresse, activité, cessation). 

  • Dans le menu Entreprises, cliquez sur Créer, modifier ou cesser une entreprise.

  • Puis cliquez sur Créer une entreprise. 

  • Remplissez le formulaire de déclaration de début d’activité avec attention. 

Les points sensibles concernent :

  • La description de l’activité : elle détermine votre régime social et fiscal. 

  • La date de début d’activité : c’est la date à partir de laquelle vous pourrez facturer légalement et à partir de laquelle démarrent vos obligations sociales, autrement dit, la déclaration de votre chiffre d’affaires et le paiement de vos cotisations sociales. 

  • La domiciliation : par défaut, vous pouvez domicilier votre entreprise à votre adresse personnelle. 

Pour la partie « Régime micro-social », vous devez choisir la fréquence de déclaration de votre chiffre d’affaires : 

  • Déclaration mensuelle : plus régulière, mais meilleur suivi de trésorerie. 

  • Déclaration trimestrielle : moins fréquente, mais attention aux montants plus élevés à payer d’un coup. 

La déclaration mensuelle reste la plus simple pour le confort de gestion.  

Étape 3 : Les options fiscales stratégiques pour l’auto-entrepreneur

Les choix fiscaux faits à la création impactent directement votre trésorerie.

Le versement libératoire permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales, sous la forme d’un pourcentage supplémentaire de votre chiffre d’affaires. 

Attention : pour être éligible au versement libératoire, votre revenu fiscal de référence de l’année N-2 ne doit pas dépasser un certain seuil. 

Comment ça marche ? 

  • Vous payez l’impôt au fil de l’eau, à chaque déclaration de chiffre d’affaires. 

  • Les taux sont fixes et dépendent de votre activité : 1 % de votre chiffre d’affaires pour de la vente ; 1,7 % pour de la prestation de services BIC ou 2,2 % pour de la prestation de services BNC.

Est-ce intéressant pour vous ?

Le versement libératoire est généralement intéressant uniquement si vous payez déjà de l’impôt sur le revenu, en particulier dans les tranches d’imposition élevées (30 %, 41 %, 45 %). Si vous êtes non imposable ou faiblement imposé, cette option peut au contraire vous faire payer plus que nécessaire. 

Quoi qu’il en soit, vous devez choisir l’option à la création ou avant le 30 septembre de l’année précédent le changement (exemple : il fallait faire la demande avant le 30 septembre 2025 pour une application en 2026. 

Si vous n’optez pas pour le versement libératoire et que vous relevez donc du régime d’imposition classique : 

  • Vous déclarez votre chiffre d’affaires à l’administration fiscale. 

  • Un abattement forfaitaire s’applique selon votre activité. 

  • Le calcul de l’impôt s’effectue ensuite selon le barème classique. 

Cumul d’activités avec la micro-entreprise et statuts particuliers

Vous êtes salarié·e 

Créer une micro-entreprise en parallèle d’un emploi salarié est possible à condition de respecter deux limites :

  • La clause d’exclusivité, si elle figure dans votre contrat de travail. Elle peut interdire toute activité indépendante, même en dehors de vos horaires. 

  • L’obligation de loyauté envers votre employeur : votre activité ne doit pas concurrencer celle de votre employeur. 

Vous êtes demandeur·se d’emploi 

La création d’une micro-entreprise est compatible avec le chômage. Deux options s’offrent à vous auprès de France Travail :

  • L’Arce (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise) permet de recevoir 60 % de vos droits ARE sous forme de capital versé en deux fois. 

  • Le maintien de l’ARE (Allocation chômage d’aide au retour à l’emploi). À partir du 1er avril 2025, le cumul est possible dans la limite de 60 % de vos droits restants à la date de démarrage de l’activité. 

Vous êtes fonctionnaire

Créer une micro-entreprise est possible pour les agent·es publics et fonctionnaires, mais jamais automatique.

À retenir : 

  • L’agent·e public doit exercer son activité à temps partiel pour pouvoir exercer une activité indépendante.  

  • Une obligation préalable de l’administration est obligatoire avant toute création. 

  • L’activité indépendante doit rester compatible avec les fonctions exercées. 

  • L’autorisation dure 3 ans et doit être renouvelée 1 mois avant la fin de la période.

Chiffres clés 2026 et réforme TVA

Plafonds, TVA, cotisations : connaître ces règles structurent votre croissance et évitent les mauvaises surprises. 

1. Plafonds de chiffre d'affaires 2026

En micro-entreprise, les plafonds de chiffre d’affaires annuel dépendent directement de votre régime:

  • Activités commerciales et d’hébergement : 188 700 €

  • Prestations de services et professions libérales : 77 700 €

Si vous créez votre entreprise en cours d’année, ces plafonds s’appliquent au prorata temporis (en fonction du nombre de mois d’activité).  

2. La TVA en micro-entreprise 

Par défaut, une micro-entreprise bénéficie de la franchise en base de TVA. Concrètement, cela signifie : pas de TVA à facturer, pas de TVA à déclarer, pas de TVA à reverser, tant que votre chiffre d’affaires reste sous certains seuils. 

Les seuils dépendent de la nature de votre activité :

  • Activités commerciales et d’hébergement : 

    • Seuil de franchise : 85 000 €

    • Seuil majoré : 93 500 €

  • Prestations de services et professions libérales : 

    • Seuil de franchise : 37 500 €

    • Seuil majoré : 41 250 €

Tant que votre chiffre d’affaires reste en dessous du seuil de franchise, vous ne facturez pas la TVA. 

Que se passe-t-il en cas de dépassement ? 

  • Dépassement du seuil de franchise, sans dépasser le seuil majoré : vous conservez la franchise jusqu’à la fin de l’année en cours. 

  • Dépassement du seuil majoré : vous devenez redevable de la TVA immédiatement, dès le premier jour de dépassement. Vous devez alors demander un numéro de TVA intracommunautaire auprès de l’administration fiscale sur votre espace impots.gouv, puis déposer vos déclarations de TVA mensuelles ou trimestrielles. 

À noter : tant que vous êtes en franchise, vos factures doivent obligatoirement comporter la mention : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».

3. Vos charges sociales en tant qu’auto-entrepreneur (Cotisations)

En micro-entreprise, les charges sociales sont simples et prévisibles : elles sont calculées en pourcentage de votre chiffre d’affaires encaissé. Pas de minimum à payer si vous ne facturez rien. 

Les taux applicables : 

  • Vente de marchandises : 12,30 %

  • Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) : 21,20 % 

  • Autres prestations de services (BNC) : 25,60 % 

  • Professions libérales réglementées relevant de la CIPAV : 23,20 %

Quant à la contribution à la formation professionnelle (CPF), son taux varie entre 0,1 % et 0,3 % selon votre secteur d’activité. 

Après la création de votre micro-entreprise en ligne : les 3 premières actions

Ça y est, vous avez créé votre micro-entreprise ! Pour démarrer sur de bonnes bases, trois actions simples vous permettent d’être opérationnel rapidement : 

  1. Ouvrir un compte bancaire dédié 

Le compte bancaire dédié devient obligatoire si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € par an pendant deux années consécutives. Mais l’ouvrir dès le départ reste une excellente pratique : vous séparez ainsi clairement vos finances personnelles et professionnelles, et simplifiez votre suivi. 

Tide est un compte pro gratuit en ligne* idéal pour une micro-entreprise : son ouverture est rapide et vous avez une visibilité claire sur votre trésorerie dès vos premier·ères client·es. 

  1. Activer votre espace micro-entrepreneur �� l’Urssaf 

Après votre immatriculation, créez votre espace sur le site de l’Urssaf dédié aux micro-entrepreneurs. C’est ici que vous allez : 

  • Déclarer votre chiffre d’affaires. 

  • Payer vos cotisations sociales. 

  • Suivre vos échéances. 

À savoir : la première déclaration intervient après un délai de carence de 90 jours suivant la date de début d’activité, mais vous pouvez créer votre espace Urssaf dès la réception de votre numéro SIRET. 

  1. Créer votre espace CFE (Impôts) pour l'année suivante.

Même sans TVA, vous devez créer votre espace professionnel sur le site des impôts pour : 

  • La cotisation foncière des entreprises (CFE). 

  • Le suivi de votre situation fiscale. 

  • Les échanges avec l’administration. 

FAQ

Combien coûte vraiment la création d’une micro-entreprise ? 

La création d’une micro-entreprise est gratuite. L’immatriculation sur le Guichet Unique de l’INPI ne coûte rien. En revanche, il faut prévoir des frais annexes pour exercer dans de bonnes conditions : une assurance responsabilité civile professionnelle (en moyenne 15 à 40 € par mois), un compte bancaire dédié (généralement entre 0 et 10 € par mois), d’autres coûts variables selon l’activité (assurances spécifiques, matériels, logiciels). 

Peut-on se mettre à son compte sans diplôme ? 

Oui, dans la majorité des cas. Aucun diplôme n'est requis pour le commerce et l’achat-revente, les activités de freelance du web ou encore de certains services à la personne. En revanche, un diplôme, une expérience, un agrément ou une carte professionnelle sont obligatoires pour certaines activités comme le bâtiment, la coiffure, la santé et certaines activités de services à la personne.

J'ai reçu une facture de 200 € après ma création, dois-je payer ? 

Non. Après la création, il est courant de recevoir des courriers ou emails imitant des documents officiels (annuaires, registres privés, etc.). Ils réclament souvent 100 à 300 €. Ne payez jamais par réflexe : l’immatriculation d’une micro-entreprise est 100 % gratuite. 

Quand dois-je payer la TVA ? 

Par défaut, vous bénéficiez de la franchise en base de TVA. Autrement dit, tant que votre chiffre d’affaires reste sous les seuils, vous ne facturez pas la TVA. Vous en devenez redevable uniquement si vous dépassez le seuil majoré ou si vous choisissez volontairement d’y être soumis. 

Quel est le délai pour le SIRET ? 

Le délai pour obtenir le SIRET est de 15 jours en moyenne après la déclaration d’activité au Guichet Unique. 

* Sous réserve des conditions et limites prévues dans la grille tarifaire Tide. Certains services peuvent être payants.

Gagnez du temps. Économisez. Entreprenez.

Plus de 1,5 million d’entrepreneur·es nous font déjà confiance.
Discover our business account

Tide | Do what you love.
Tide Platform SAS is a simplified joint-stock company registered in France with RCS of Paris under SIREN 941 999 567, with its registered office at 5th Floor, 33 rue François Ier, 75008 Paris, France. Tide Platform SAS is registered with ORIAS under number 25004523 as a non-exclusive banking and payment services intermediary (mandataire non exclusif – IOBSP), and as a mandated credit intermediary (MIOBSP) for certain credit activities. Tide Platform SAS acts as a non-exclusive agent in banking operations and payment services (MOBSP) to offer business accounts provided by Adyen N.V. Adyen N.V. is a Dutch public limited company (Naamloze Vennootschap) registered under the number 34259528 at Simon Carmiggeltstraat 6, 1011 DJ Amsterdam, the Netherlands. Adyen N.V. is licensed as a credit institution by De Nederlandsche Bank and can therefore provide cross-border services within the EEA. In the EU, Adyen N.V. is registered in the Dutch Deposit Guarantee Register. This means that eligible funds up to €100,000 are legally protected by the Dutch deposit guarantee scheme. For further information visit Mentions légales. The Tide Card is issued in the EU by PPS EU SA pursuant to license by Mastercard® International, is a payment services product and is subject to the Tide Card Terms and Conditions of PPS EU SA. The Tide Card is marketed by Tide Platform S.A. Tide Platform S.A. is registered as an agent of PPS EU SA under agent ID - PPSELUA000001. PPS EU is an affiliate member of Mastercard and authorized as an electronic money institution by the National Bank of Belgium under number 0712775202. Under this license, PPS EU SA may provide the licensed services through its passporting rights in other EU member states. Mastercard is a registered trademark, and the circle design is a trademark of Mastercard International Incorporated. Tide Platform S.A. designs and operates the Tide website and app. “Tide” means Tide Platform S.A. and Tide Platform SAS collectively. Tide is not a bank. © Tide 2025