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Blog Financement pro Crédit auto-entrepreneur 2026 : le guide complet pour obtenir un prêt

Crédit auto-entrepreneur 2026 : le guide complet pour obtenir un prêt

9 minutes de lecture
05 Feb 2026
05 Feb 2026
9 minutes de lecture

Soyons clairs dès le départ : obtenir un crédit en tant qu’auto-entrepreneur est possible, mais à condition de répondre à certains critères. 

Les banques regardent surtout trois choses : 

  • La stabilité de vos revenus. 

  • Votre ancienneté d’activité (souvent 2 ans). 

  • Votre apport (au moins 20 % de la somme empruntée). 

Bonne nouvelle : quand le crédit bancaire bloque, il existe des alternatives (microcrédit, prêt d’honneur, fintechs).  Dans ce guide, on vous explique comment fonctionnent les crédits pour auto-entrepreneurs et comment mettre toutes les chances de votre côté pour obtenir un prêt.

Conditions et capacité d'emprunt : la réalité du marché

Avant de comparer les types de prêts et les banques, il faut vérifier une chose : êtes-vous finançable aujourd’hui ? 

La règle d’or des banques pour un crédit auto-entrepreneur

Dans la majorité des cas, les banques réclament : 

  • 2 à 3 années en micro-entreprise avec bilans d’activité. 

  • Des revenus réguliers, même s’ils ne sont pas très élevés. 

En pratique, la banque regarde aussi comment vous gérez votre argent au quotidien. Les relevés de compte sont passés au crible : découverts fréquents, incidents de paiement, dépenses personnelles mal identifiées. Tout ce qui donne l’impression d’une trésorerie instable peut pénaliser le dossier. 

À l’inverse, un auto-entrepreneur avec des revenus modestes mais des comptes propres, réguliers et bien séparés est souvent mieux perçu qu’un profil plus rentable mais désorganisé.

Comment la banque calcule vos revenus d’auto-entrepreneur

La banque ne regarde pas votre chiffre d’affaires, mais votre revenu après abattement fiscal. 

Concrètement, ça donne quoi ? 

  • 71 % d’abattement pour la vente. 

  • 50 % pour les prestations BIC. 

  • 34 % pour les professions libérales BNC. 

C’est ce revenu net qui sert de base. Ensuite, la banque applique la règle classique : 35 % d’endettement maximum. 

Pour mieux comprendre, voici deux cas typiques.

Exemple 1 : prestation de services (BNC)

Un auto-entrepreneur réalise 40 000 € de chiffre d’affaires annuel. Avec l’abattement de 34 %, la banque retient environ 26 400 € de revenus.

Exemple 2 : activité de vente Un auto-entrepreneur réalise 30 000 € de chiffre d’affaires. Avec l’abattement de 71 %, le revenu retenu tombe à 8 700 €.

Même si le chiffre d’affaires semble correct, le revenu réellement pris en compte peut donc être bien plus faible. C’est souvent là que se joue l’acceptation ou le refus du crédit.

Le seuil de revenus à avoir en tête pour obtenir un prêt en micro-entreprise

Dans la pratique, beaucoup d’établissements attendent : 

  • Un revenu équivalent à un SMIC net annuel. 

  • Ou un complément de revenu (conjoint, autre activité). 

Quel type de prêt choisir en tant qu’auto-entrepreneur ? (Crédit pro ou crédit perso)

Quand on est auto-entrepreneur, le choix du type de crédit change tout. Notamment pour les impôts et pour l’acceptation du dossier. 

Le crédit personnel  

Le crédit personnel est souvent le plus simple à obtenir pour de petits montants (< 15 000 €). Il est utilisé pour : 

  • Un petit investissement. 

  • Un véhicule à usage mixte. 

  • Un besoin ponctuel de trésorerie. 

Inconvénient : les intérêts ne sont pas déductibles. 

Le crédit professionnel 

Il est adapté pour : 

  • Du matériel professionnel. 

  • Du stock. 

  • Un projet de développement. 

Ses avantages ? Les intérêts sont déductibles au régime réel. Il permet aussi une meilleure protection du patrimoine perso. 

En contrepartie, le dossier est plus encadré et sans historique, il est souvent refusé. 

Le crédit immobilier

Oui, un auto-entrepreneur peut obtenir un crédit immobilier. Mais la banque demande souvent un dossier plus solide qu’en salariat, parce que vos revenus varient plus et que le remboursement s’étale sur 15 à 25 ans. 

En pratique, elle va surtout regarder : 

  • 2 à 3 années d’activité avec revenus réguliers. 

  • La moyenne des revenus sur ces années (avec abattement micro-entreprise).

  • Le taux d’endettement. 

  • L’apport personnel (autour de 20 %). 

Le microcrédit et les aides : les solutions si la banque dit non 

Si vous êtes en début d’activité ou sans bilan, vous avez d’autres options. 

Le microcrédit 

L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) est la solution la plus connue. Elle propose des microcrédits jusqu’à 15 000 €, avec accompagnement. Les taux (à partir de 8 %) sont plus élevés qu’en banque, mais l’accès est bien plus simple. 

Quand la banque refuse ou que l’activité est encore trop récente, le microcrédit professionnel reste une vraie porte d’entrée.

L’acteur de référence en France, c’est l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique).

Concrètement, l’Adie propose :

  • Des montants de 300 € à 15 000 €.

  • Une durée de remboursement jusqu’à 48 mois.

  • Un taux à partir de 8 % (taux fixe).

  • Un possible différé de remboursement au démarrage.

Le coût est plus élevé qu’en banque traditionnelle, mais l’accès est beaucoup plus simple. C’est le compromis.

Autre point clé : en complément du microcrédit, l’Adie propose aussi :

  • Un accompagnement gratuit.

  • Des formations courtes.

  • Un appui juridique et administratif. 

Le prêt d’honneur 

Le prêt d’honneur est à taux zéro, sans garantie. Son objectif est simple : consolider vos fonds et renforcer votre apport personnel pour rassurer les banques.

Les deux réseaux les plus connus :

  • Initiative France : prêts généralement entre 3 000 € et 50 000 €.

  • Réseau Entreprendre : prêts souvent entre 10 000 € et 50 000 € (jusqu’à 90 000 € pour certains projets innovants).

Le prêt d’honneur est accordé après :

  • L’analyse de votre projet.

  • L’étude de votre business plan.

  • Un passage devant un comité d’agrément. 

Le crowdlending 

Enfin, certaines plateformes de financement participatif permettent aussi de lever des fonds via le crowdlending.

Le principe est simple : au lieu d’emprunter de l’argent à une banque, vous passez par plusieurs particuliers, via une plateforme en ligne. Chacun prête une petite somme, et l’ensemble finance votre projet.

Ce type de prêt solidaire est souvent utilisé quand :

  • La banque refuse ou met trop de temps. 

  • Le projet est bien défini mais manque d’historique.

  • Le besoin est ponctuel (trésorerie, développement, investissement ciblé).

Concrètement, vous définissez à l’avance :

  • Le montant recherché.

  • La durée de remboursement (délai maximal de 7 ans).

  • Le taux d’intérêt.

En contrepartie, le crowdlending est plus rapide et sans caution personnelle dans de nombreux cas, mais généralement plus cher qu’un prêt bancaire classique.

Top des banques et organismes pour auto-entrepreneurs (2026)

Quand on cherche un crédit en tant qu’auto-entrepreneur, la question est simple: à qui s’adresser ? 

Les banques traditionnelles 

Crédit Mutuel, CIC, Crédit Agricole reviennent souvent pour une raison : ce sont des banques très présentes auprès des professionnels. 

Leur point fort, c’est la relation avec un conseiller local. Un bon historique, des comptes propres et un projet clair peuvent vraiment faire la différence. 

Par contre, le dossier est long et exigeant. C’est pourquoi ces banques restent surtout adaptées aux projets structurés ou aux montants élevés. 

Les néobanques et fintechs 

Des acteurs comme Tide, HelloBank! Pro, Shine ou Qonto misent sur la simplicité et la rapidité. 

Les démarches sont souvent 100 % en ligne, avec moins de paperasse. Par exemple, Tide donne accès à des solutions de financement professionnel via un réseau de partenaires. 

Comment ça marche ? 

  • La demande se fait en quelques minutes, sans frais de dossier côté Tide. 

  • Les montants peuvent aller de 1 000 € à 5 millions d’euros, selon le profil et le partenaire. 

  • Les taux mensuels démarrent à 0,9 %. 

  • Les fonds peuvent être débloqués dès 24 h après approbation. 

  • Un simulateur de prêt professionnel en ligne permet d’estimer ses mensualités avant de s’engager. 

Tableau récapitulatif des solutions de financement en micro-entreprise

Type d’acteur

Avantages principaux

Inconvénients

Pour quel usage

Banque classique

Taux plus bas, montants élevés 

Dossier lourd, délais longs 

Projets long terme

Microcrédit 

Accessible sans historique bancaire

Taux plus élevés, montants limités

Création, profils fragiles

Néobanque/fintech

Rapide, simple, peu de paperasse

Montants plus faibles

Besoins ciblés, démarrage

4 étapes pour monter un dossier de financement de crédit micro-entreprise « béton »

1. Séparer les comptes (pré-requis absolu) 

C’est le premier filtre des banques. Un compte pro dédié à l’activité permet de : 

  • Lire vos flux en un coup d’œil. 

  • Comprendre votre chiffre d’affaires réel. 

  • Éviter toute confusion pro/perso. 

2. Le business plan simplifié 

Ce que la banque regarde : 

  • Un prévisionnel sur 3 ans. 

  • Un plan de trésorerie réaliste. 

  • Des relevés de compte propres, sans découverts à répétition. 

L’objectif est de montrer que vous savez où vous allez et comment vous remboursez. 

3. Apports et garanties 

Venir avec 20 % d’apport reste un standard pour obtenir un prêt, surtout en création d’entreprise. Ça rassure la banque sur votre implication et limite son risque. De même, la caution personnelle est souvent un passage obligé. 

Vous n’avez pas d’apport ? Il est possible de faire appel à la Garantie Création Bpifrance. 

La caution personnelle : un passage souvent obligé

En phase de création d’entreprise, l’établissement bancaire demande très souvent une caution solidaire du dirigeant, en particulier pour les petites structures et les auto-entrepreneurs.

La raison est structurelle : depuis la réforme de l’entreprise individuelle (EI), le patrimoine personnel est automatiquement protégé, avec une distinction claire entre patrimoine professionnel et personnel. Or, pour certaines activités (freelance, consultant, prestations intellectuelles), le patrimoine professionnel est souvent très limité.

Pour sécuriser le financement, la banque exige donc fréquemment un engagement personnel du créateur.

Le vrai joker : la Garantie Création de Bpifrance 

La Garantie Création de Bpifrance permet à la banque de partager le risque au lieu de le porter seule : 

  • Bpifrance peut garantir jusqu’à 60 % du montant du prêt.

  • Elle s’adresse aux entreprises de moins de 3 ans, en création ou en reprise.

  • Elle couvre la plupart des besoins clés : matériel, équipements, fonds de commerce, droit au bail, besoin en fonds de roulement.

La banque prend ainsi moins de risques et accepte plus facilement le dossier, même avec un apport limité.

4. L’assurance emprunteur 

L’assurance emprunteur est presque toujours exigée par la banque. Elle couvre les risques lourds (décès, invalidité) et sécurise le remboursement du prêt.

Ce qu’il faut retenir aujourd’hui :

  • Grâce aux lois Lagarde et Lemoine, vous êtes libre de choisir votre assurance, dès la signature du prêt.

  • La banque ne peut pas modifier les conditions du crédit si vous prenez une assurance externe.

  • Vous pouvez changer d’assurance à tout moment, même sur un prêt déjà en cours.

  • Vous ne devez payer aucun frais ni pénalité en cas de changement.

  • La seule obligation : respecter le niveau de garanties demandé par la banque.

Beaucoup d’indépendants commencent avec l’assurance bancaire, puis la remplacent ensuite par un contrat moins cher.

À la clé ? Des économies sans toucher au prêt lui-même.

FAQ

Un auto-entrepreneur peut-il acheter une voiture avec un crédit pro ? 

Oui, si le véhicule est utilisé à titre professionnel exclusif ou majoritaire. 

Quel revenu est pris en compte pour un prêt immobilier auto-entrepreneur ? 

La banque retient en général la moyenne des revenus des 2 ou 3 dernières années, après application de l’abattement fiscal lié au régime pro. 

Comment obtenir un prêt auto-entrepreneur sans bilan ? 

C’est très difficile en banque classique. Dans ce cas, il faut plutôt se tourner vers le microcrédit (ADIE) ou un prêt d’honneur, qui peuvent servir de tremplin. 

Peut-on cumuler Acre, Arce et un crédit bancaire ? 

Oui, l’Arce (Aide à la reprise et à la création d’entreprise) est souvent utilisée comme apport personnel, ce qui facilite l’obtention d’un prêt bancaire. Quant à l’Acre, elle vous permet d’être exonéré de 50 % de vos cotisations sociales pendant au maximum un an. Cette aide est donc totalement compatible avec un crédit bancaire.

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